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Danse et culture de bali

 

Vêtement et art de la danse à Bali

A Bali, la danse est un art de concentration où le danseur s'exprime par les attitudes qu'il impose à son corps, par les positions des genoux, les courbes de ses bras, par les mouvements de sa tête et surtout par les variations subtiles de ses poignets et de ses doigts, autant de signes qui nous échappent mais qui racontent une action ou évoquent les sentiments humains.

Le Legong illustre la grâce et la féminité et cette danse est mêlée à de nombreux spectacles. C'est, selon la légende, la danse des nymphes célestes. Elle est interprétée par des fillettes de quatorze ans (entraînées dès leur plus jeune âge), habillées de brocart de la tête aux pieds, coiffées d'or et de fleurs de jasmin et de frangipaniers.

 

La danse du Barong

Le Barong est lié aux échanges avec l'au-delà auxquels le sanctuaire du temple sert de cadre privilégié. Transposé à l'usage des étrangers le Barong perd sa dimension surnaturelle, car c'est à l'origine un spectacle de sorcellerie. Le thème du Barong est toujours le même : l'éternel combat entre le Bien et le Mal.


 

Masque de danse balinais

Avec ses masques aux yeux exorbités et aux dents terribles, le théâtre balinais est un art d'envoûtement et un moyen de communiquer avec les esprits.

Les Topeng sont des spectacles de danses de masques qui commémorent les exploits des guerriers du passé et dont le plus impressionnant est le Djauk (ou jauk). Le Djauk est le solo d’un danseur jouant le rôle d'un démon dont le masque terrifiant est une véritable œuvre d'art. Ses mouvements, rythmés par les gongs, s'immobilisent dès que s'arrête la musique. Ils sont marqués d'un caractère inquiétant et surnaturel par de longs ongles transparents prêts à saisir une proie. L'inspiration de la danse est puisée dans le Ramayana.

 

Le Théâtre et ses conventions magiques

Le théâtre reste un des rites essentiels de la vie du village balinais car il continue de raconter les mythes et les légendes, en liant la musique, la danse et le chant. Le théâtre balinais, ignorant les thèmes et les délimitations du théâtre occidental, se meut aux frontières du monde magique et passe du drame à l'humour, de la solennité au ridicule, du comique à la beauté.

Les thèmes sont presque toujours empruntés aux grandes épopées hindouistes et au cycle du Ramayana, dont les épisodes servent d’inspiration à tous les spectacles et représentations pour touristes.

C'est essentiellement la musique qui mène et rythme l'action et assure à ce théâtre sa puissance d'envoûtement.

 

Groupe de musiciens balinais

Le gamelan, c’est l'orchestre. Chaque danse, chaque cérémonie a son gamelan, chaque village a le sien, composé uniquement d’hommes, possédés par le même rythme.

Dans cet orchestre on ne rencontre aucun instrument familier aux occidentaux, tout est en bronze et en bambou. On y trouve des gongs, des cymbales, des xylophones, des tubes de bambou creux, d’impressionnantes cloches à bulbes sur lesquelles on frappe avec des maillets. Mais c'est toujours le tambour qui rythme l'orchestre, c'est lui le chef.

Cette musique commence de façon lancinante avec peu d’instruments, mais le thème est ensuite repris de façon syncopée et martelé par tous les autres


 

Danse incantatoire du Ketchak (kecak)

Le Ketchak (ou kecak) est une cérémonie incantatoire et assez impressionnante qui se donne le soir et commence aussi par la bénédiction des offrandes. On allume ensuite les torches d'un immense candélabre et brusquement la nuit est déchirée par les cris d'une vague humaine qui imite le cri des singes. Une centaine d'hommes sont assis en cercle dans la pénombre, le torse nu, la taille serrée dans un sarong noir et blanc, et attendent, immobiles, une fleur d'hibiscus sur l'oreille.

Le prêtre entre avec l'eau sacrée, une voix brise le silence et tout s'électrise. Une ondulation parcourt et courbe les corps dans une violente musique vocale. Le rythme, de plus en plus dense, est scandé par des mouvements de la tête, des bras, et du tronc de ces hommes qui en arrivent à former une immense corolle qui s'ouvre et se ferme, selon une chorégraphie inspiré du Ramayana .

Ces incantations sont destinées à détourner les esprits du mal. L’'intensité du spectacle met les nerfs à l’épreuve et entraîne les danseurs aux limites de l’état de transe.


 

Danse folklorique balinaise

La plupart des danses s’effectuent dans les sanctuaire des temples pour faciliter la communication de la communauté villageoise avec l'au-delà. Mais de nos jours elles sont transposées hors de ce cadre pour les étrangers.

C’est ainsi que la danse des offrandes (le Pendet), a été laïcisée et sert d'ouverture à toutes les représentations. C'est, à l’origine, dans le temple, une longue procession qui entraîne au rythme du gamelan, d'autel en autel, les femmes et les fillettes d'un village. Elle s'est muée sur la scène en un défilé de jeunes filles qui jettent des fleurs sur les spectateurs pour leur souhaiter la bienvenue.

De même, les Sanghyang, danses de transe, suscitées par les prêtres pendant les cérémonies et au cours desquelles les dieux, prenant possession du corps du danseur, s'expriment à travers lui, sont étroitement liées au culte et les étrangers ne peuvent y assister. Mais on leur a transposé une version profane. Ce spectacle, célèbre, débute par des offrandes, tandis que deux fillettes oscillent, les yeux fermés, dans la fumée, d'avant en arrière.

Assises autour d'elles, des femmes demandent en chantant aux nymphes célestes de descendre dans leurs corps et de danser, posent sur leurs têtes des couronnes de fleurs de frangipaniers jusqu'à ce que les fillettes perdent conscience et tombent en convulsions. Les hommes prennent les corps sur leurs épaules et les portent jusqu'au lieu où, inconscientes, les enfants vont danser. Elles danseront jusqu'à ce que le chœur des chants s'arrête, tomberont à terre, et le prêtre en les aspergeant d'eau sacrée les réveillera.


 

Pour réserver votre spectacle : vanessa@location-villa-bali.com