Groupe de musiciens balinais
Le gamelan, cest l'orchestre. Chaque danse, chaque cérémonie a son gamelan, chaque village
a le sien, composé uniquement dhommes, possédés par le même rythme.
Dans cet orchestre on ne rencontre aucun instrument familier aux occidentaux, tout est en bronze et en bambou. On y trouve des gongs, des cymbales, des xylophones, des tubes de bambou creux, dimpressionnantes cloches à bulbes sur lesquelles on frappe avec des maillets. Mais c'est toujours le tambour qui rythme l'orchestre, c'est lui le chef.
Cette musique commence de façon lancinante avec peu dinstruments, mais le thème est ensuite repris de façon syncopée et martelé par tous les autres
Danse incantatoire du Ketchak (kecak)
Le Ketchak (ou kecak) est une cérémonie incantatoire et assez impressionnante qui se donne le soir et commence aussi par la bénédiction des offrandes. On allume ensuite les torches d'un immense candélabre et brusquement la nuit est déchirée par les cris d'une vague humaine qui imite le cri des sing
es. Une centaine d'hommes sont assis en cercle dans la pénombre, le torse nu, la taille serrée dans un sarong noir et blanc, et attendent, immobiles, une fleur d'hibiscus sur l'oreille.
Le prêtre entre avec l'eau sacrée, une voix brise le silence et tout s'électrise. Une ondulation parcourt et courbe les corps dans une violente musique vocale. Le rythme, de plus en plus dense, est scandé par des mouvements de la tête, des bras, et du tronc de ces hommes qui en arrivent à former une immense corolle qui s'ouvre et se ferme, selon une chorégraphie inspiré du Ramayana .
Ces incantations sont destinées à détourner les esprits du mal. L'intensité du spectacle met les nerfs à lépreuve et entraîne les danseurs aux limites de létat de transe.
Danse folklorique balinaise
La plupart des danses seffectuent dans les sanctuaire des temples pour faciliter la communication de la communauté villageoise avec l'au-delà. Mais de nos jours elles sont transposées hors de ce cadre pour les étrangers.
Cest ainsi que la danse des offrandes (le Pendet), a été laïcisée et sert d'ouverture à toutes les représentations. C'est, à lorigine, dans le temple, une longue procession qui entraîne
au rythme du gamelan, d'autel en autel, les femmes et les fillettes d'un village. Elle s'est muée sur la scène en un défilé de jeunes filles qui jettent des fleurs sur les spectateurs pour leur souhaiter la bienvenue.
De même, les Sanghyang, danses de transe, suscitées par les prêtres pendant les cérémonies et au cours desquelles les dieux, prenant possession du corps du danseur, s'expriment à travers lui, sont étroitement liées au culte et les étrangers ne peuvent y assister. Mais on leur a transposé une version profane. Ce spectacle, célèbre, débute par des offrandes, tandis que deux fillettes oscillent, les yeux fermés, dans la fumée, d'avant en arrière.
Assises autour d'elles, des femmes demandent en chantant aux nymphes célestes de descendre dans leurs corps et de danser, posent sur leurs têtes des couronnes de fleurs de frangipaniers jusqu'à ce que les fillettes perdent conscience et tombent en convulsions. Les hommes prennent les corps sur leurs épaules et les portent jusqu'au lieu où, inconscientes, les enfants vont danser. Elles danseront jusqu'à ce que le chur des chants s'arrête, tomberont à terre, et le prêtre en les aspergeant d'eau sacrée les réveillera.
Pour réserver votre spectacle : vanessa@location-villa-bali.com